CSEF Mons
Comité Subrégional
de l’Emploi et de
la Formation

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Lettre d'information :

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Dans le cadre du plan d’actions de la Commission Consultative Sous-Régionale, le C.S.E.F. de Mons prévoit des actions « visites d’entreprises » qui viseront à développer les liens et les contacts entre les opérateurs de formation et d’insertion et les entreprises.  Dans ce cadre, une première expérience test a été menée, en interne et en collaboration avec le service AMEF de FOREM Conseil, avec la visite de l’entreprise HOLCIM  à Obourg.  La newsletter revient avec Monsieur Christian DESAMORY , Directeur des ressources humaines et membre du C.S.E.F., sur les éléments marquants du débat qui a conclu la visite.

 

Pourriez-vous tout d'abord resituer l'entreprise Holcim en terme de secteur d'activité et d'effectif salarié?

 

En Belgique, Holcim est une filiale à 100% du groupe suisse Holcim, l’un des principaux fabricants de ciments sur le plan mondial, présent dans plus de 70 pays et employant plus de 61000 collaborateurs.

Sur le marché belge, Holcim est actif dans les ciments, les granulats, les bétons et les services y afférents. Holcim Belgique fait partie du groupe Holcim France Benelux qui emploie 3350 personnes et réalise un chiffre d ’affaires de 956 millions d’euros.

 

Pour l'usine d'Obourg, Holcim emploie environ 217 personnes qui se répartissent de la manière suivante :

o      110 personnes de production

o      57 personnes en maintenance

o      18 personnes au contrôle qualité

o      32 personnes  au niveau du staff technique & administratif

Sur cet effectif de 217 personnes, 158 sont sous statut ouvrier et 59 sous satatut employé dont 20 % de femmes et 4 temps partiels.

 

Pourriez-vous compléter en terme de répartition temps plein/temps partiel, hommes/femmes?

 

Le site d’Obourg accueille également le service Recherche et développement  pour l’ensemble du groupe France Benelux, ce qui représente une cinquantaine de salariés.

 

Quels sont les qualifications et les compétences présentes dans l’entreprise et plus particulièrement sur le site d’Obourg ?

 

Au niveau des ressources humaines, le niveau de qualification pour un recrutement est relativement élevé ( au minimum, le diplôme de l’enseignement secondaire supérieur).

 

Par rapport aux différentes catégories de personnel, les nuances sont les suivantes :

Au niveau du personnel de production :  on retrouvera principalement des personnes possédant des diplômes à orientation chimie, gestion de laboratoire.

Au niveau du personnel de maintenance :  les qualifications présentes dans l’entreprise sont : notion de base en électromécanique (plus informatique programmation), instrumentation (ancien électronicien), électricien classique/ haute tension, soudeur agréé,  ajusteur (avec expertise du métier),..

Au niveau du personnel administratif : comptabilité,achats ,secrétariat et environnement.

 

L’entreprise présente-t-elle un potentiel en terme de recrutement ?  Quels sont les canaux de recrutement, connaissez-vous des difficultés de recrutement sur certains profils ?

 

Comme vous le savez, l’entreprise est en période de restructuration, sur le seul site d’Obourg l’emploi salarié est passé en quelques années de 500 personnes à 220 avec un objectif de 200 personnes à terme.

 

Il est donc bien clair que l’entreprise n’est pas dans une phase de développement au niveau des effectifs, ce qui n’empêche pas certains recrutements ponctuels pour lesquels nous n’éprouvons pas de difficultés particulières.

 

Par rapport aux canaux de recrutement, la particularité de l’entreprise est de ne quasiment pas faire appel aux sociétés de travail intérimaire si ce n’est au niveau de l’administration centrale du groupe située à La Hulpe. 

 

Quelles sont vos attentes, vos exigences particulières par rapport au personnel engagé ?

 

Nous exigeons avant tout une bonne formation de base qui sera ensuite complétée par une formation interne qui s’apparente à du compagnonnage. Nous insistons tout particulièrement sur la polyvalence de nos collaborateurs, cette dimension a encore pris plus d’importance depuis que l’entreprise a entamé son processus de restructuration.

 

Il faut également insister sur l’importance de l’automatisation des processus et son impact sur les différents métiers. L’entreprise fonctionne en continu ce qui entraîne évidemment des exigences en terme de capacité à travailler à pauses, en terme de flexibilité.  

 

Le Dispositif Intégré d’Insertion Socio-Professionnelle vise en priorité des demandeurs d’emploi peu qualifiés, quelles sont les opportunités pour ce type de public dans votre entreprise.  Avez-vous des pratiques de collaboration avec des organismes de formation ?

 

Comme je l’ai dit avant, la barre est relativement élevée en terme de niveaux de qualification et les perspectives sont donc limitées pour ce type de profils au sein de notre entreprise.

 

Néanmoins, nous confions toute une série de tâches annexes à des sous-traitants notamment en matière de mécanique,  de nettoyage, d’entretien des fours, de transport des marchandises,.. A ce niveau, je crois que les potentialités d’emploi d’un public moins qualifié sont réelles d’autant que nos sous-traitants sont en majorité des sociétés de la région.

 

Nous avons bien évidemment développé des collaborations avec des organismes de formation notamment avec l’enseignement de plein exercice (Institut Saint-Luc  et  les Arts et Métiers à  Mons) pour qui nous accueillons des stagiaires en section mécanique et électrique

 

PSLe CSEF remercie tout particulièrement Roger BREUCQ, du Service Analyse du Marché de l'Emploi et de la Formation de FOREM Conseil, pour l'organisation de la visite.